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Comment reconnaitre et apprécier l’architecture à Toulouse ? PARTIE II

VOLET II : PROMENADE DANS L’ARCHITECTURE DU XX ÈME SIÈCLE À TOULOUSE

Dans notre volet précédent qui était consacré lui aussi à l’architecture à Toulouse, nous nous étions quittés sur le style Haussmannien. Ainsi, l’Art Nouveau fait son apparition…

 

LE STYLE ART NOUVEAU (1895-1914)

Alors qu’on associe l’Art Nouveau, aux villes telles que Vienne, Barcelone, ou même Paris… qu’en est-il de Toulouse? Eh bien la ville rose est elle aussi marquée par ce style d’architecture !

On peut évoquer la rue de Metz, la rue Ozenne, ou encore les quartiers du Busca ou des Chalets… au sein desquels fleurissent de nouvelles demeures bourgeoises témoignant de l’architecture Art Nouveau à Toulouse.

Geneviève Furnémont, historienne de l’art et guide-conférencière, nous raconte que  « La plupart des constructions se trouvent alors hors du centre-ville et font office d’hôtels particuliers ou de maisons de campagne. La bourgeoisie toulousaine prend l’habitude de quitter ses appartements et de partir en famille, le dimanche, aussi bien aux Chalets qu’au Busca ou du côté des allées de Brienne »

architecture toulouse art nouveau

Prenons pour exemple l’Hôtel du conseil économique et social ci-dessus, ancienne demeure bourgeoise de Toulouse, parfait exemple du style art nouveau. En effet, « Il s’inscrit tout à fait dans l’Art nouveau, c’est-à-dire un mélange d’interventions de différents corps de métiers. Il y a beaucoup de ferronnerie au niveau de l’entrée de la maison notamment… Dans la cour, il est joué à la fois la carte de l’Art nouveau et de la tradition toulousaine, avec les terres cuites émaillées » nous explique encore Geneviève Furnémont

 

Mais qu’est ce qui se distingue principalement dans ce nouveau style d’architecture ? On tend à dire que l’Art Nouveau renoue avec l’élégance et la légèreté du XIXème siècle et de la Renaissance. Pour les architectes, plus libres face aux règlementations, leurs constructions sont marquées par :

  • la présence de courbes et contre courbes sur les façades
  • de nombreuses ornementations aux traits précis et décors détaillés
  • l’omniprésence de décorations florales ou végétales
  • le mélange de matériaux, souvent colorés, tels que la mosaïque ou la faïence
  • les portes vitrées en fer forgé.
  • la présence de vitraux marquée par ces mêmes décors floraux et végétaux

 

Pour aller plus loin, nous vous proposons l’ouvrage d’architecture « Toulouse Art nouveau » publié fin 2019 par les éditions toulousaines Terrefort, et écrit par Geneviève Furnémont, guide-conférencière à Toulouse. Il répertorie et décrit près de 80 édifices remarquables du style Art Nouveau.

Voici deux de ces bâtiments toulousains inscrits dans ce style Art nouveau.

 

architecture toulouse grand hotel

Le très connu Grand hôtel, situé Rue de Metz, est très intéressant à ce sujet.  En effet, on pourrait qualifier sa façade comme celle d’un immeuble inscrit dans le style haussmannien. Pourtant, si nous regardons de plus près, nous pouvons constater que les médaillons présents sur la façade de chaque côté des fenêtres sont en fait des marguerites.

De plus, le panneau inscrit en lettres d’or est une mosaïque.

Aussi, si nous nous attardons sur ses balcons en fer forgé, sa tourelle et sa verrière… Et bien oui, nous retrouvons un bon nombre d’éléments qui marque l’ancrage du Gand Hôtel dans l’Art Nouveau.

Nous pouvons ainsi le qualifier comme un savant mélange du Classique Haussmannien et de l’Art Nouveau.

 

Découvrons ici la devanture de l’ancienne librairie-papeterie Vivès, au 58 de la rue Gambetta.

Classée depuis 1975, cette façade aux tons printaniers présente un décor floral et végétal accompagné de lignes courbes. Elle s’inscrit donc bien dans le patrimoine Art Nouveau de Toulouse.

 

LE STYLE ART DÉCO (1920-1930)

Après la Première Guerre Mondiale, une relance progressive de la construction se met en place. Cependant, la critique, de plus en plus présente, de l’Art Nouveau du fait de son exubérance, laisse place à un nouveau style architectural.

C’est ainsi que l’Art Déco s’impose comme un style plus rigoureux, un retour à une architecture classique et plus encadrée. En effet, les façades aux courbes et décor floral et végétal disparaissent peu à peu au profit de façades rectilignes et de décorations épurées, souvent géométriques.

Nous pouvons noter également la présence de :

  • bow-windows à partir du premier étage
  • garde-corps, balcons, et portes vitrées en fer forgé
  • ornementations (mosaïques, grilles de fer forgé, bas-reliefs, statues, peintures)

Petit plus : les gratte-ciels Art Déco sont généralement conçus sous la forme de segments empilés de taille décroissante, ressemblant à des pyramides aztèques ou mayas

A Toulouse, un des grands noms de ce style d’architecture Art Déco, est Jean Montariol, architecte de la ville de 1925 à 1935. Voici  quelques-unes de ces constructions.

 

architecture toulouse bibliothèque

             

La très connue Bibliothèque d’études et du Patrimoine, située Rue du Périgord. Sa façade semble être celle du style Néo-Classique. Pourtant, la ferronnerie des grilles ainsi que la présence de sculptures en bas-relief (relatant des scènes antiques) nous prouvent le contraire… Il s’agit bien d’un bâtiment inscrit dans l’Art Déco.

Nous pouvons le définir comme une transition entre le Néo-Classique et l‘Art Déco.

 

architecture toulouse bourse du travail

Comme la bibliothèque, l’emblématique Bourse du Travail, située Place St Sernin, présente sur sa façade rectiligne de belles sculptures en bas-relief (représentant des scènes de métiers). De plus, cette technique du bas-relief est également utilisée pour la typographie « BOURSE DU TRAVAIL » insérée dans le fronton. Nous pouvons retrouver, ancrées dans la ferronnerie, les initiales de la porte : CGT.  Tous ces éléments sont représentatifs de l’appartenance de ce bâtiment au style Art Déco.

Immeubles Art Déco du Centre ville

architecture toulouse art déco hôtel

L’Hôtel Ours Blanc, situé Rue d’Austerlitz, est lui aussi un bâtiment du style Art Déco. Nous notons ses lignes épurées et géométriques tendant vers un certain goût pour les arrondis. Les finitions sont extrêmement élaborées avec par exemple la typographie OURS BLANC en lettres d’or.

Cet immeuble est une représentation de l’évolution Art Déco des années 40 qui va vers le Steamline, c’est-à-dire des bâtiments ayant des attraits de paquebots.

 

Pour rester dans ce même style, nous vous présentons également un immeuble situé Rue du Rempart Villeneuve

architecture toulouse art déco immeuble

                

 

Pour aller plus loin, nous vous proposons une fois de plus un ouvrage  » Jean Montariol, architecte humaniste  » publié fin 2018 par les éditions toulousaines Terrefort – Série Les maîtres bâtisseurs toulousains – et écrit par Geneviève Furnémont, guide-conférencière à Toulouse.

 

L’ARCHITECTURE DES ANNÉES 30 (1930-1939)

Pour la petite histoire.. Nous sommes en 1929.. la crise économique américaine a un effet boomerang sur l’économie française.. Des répercussions sans précédents se font sentir sur la construction de nos immeubles. En effet, dès le milieu des années 30, le mot d’ordre est « économies ». De ce fait, réduire les coûts de construction est une priorité. Pour cela, le béton armé devient le matériau de construction par excellence. Mais ce n’est pas tout.. Nous assistons à l’abandon de l’esthétique au profit des aspects pratiques et logiques. Effectivement, les façades d’immeubles vont être simplifiées : limitation des courbes et suppression des ornements.

 

 

L’ARCHITECTURE DES TRENTE GLORIEUSES (1946-1976)

Suite à la Seconde Guerre Mondiale, l’apparition du béton et le développement du secteur de la construction, ont pu répondre aux besoins nés de l’après-guerre et du pic démographique.

Le développement d’un urbanisme de masse engendra la construction le plus souvent de bâtiments sans charme et des logements trop denses, véritables passoires thermiques et phoniques.

Entre 1945 et 1959, les biens immobiliers construits présentent souvent une architecture standardisée et peu élaborée, utilisant des matériaux de qualité standard. Nous assistons à la naissance des tours et barres d’habitation de par la nécessité de loger le maximum de monde à un prix raisonnable. Pour cela, les hauteurs maximums de ces grands ensembles sont revues à 37m. C’est la barre d’habitation dite  “l’unité d’habitation” de Le Corbusier. Le but est une construction en un minimum de temps par l’utilisation de procédés industrialisés. Inspirées en partie du style moderne ou international, ces immeubles présentent les spécificités suivantes :

  • utilisation massive du béton
  • architecture sobre et uniforme
  • rupture nette avec le reste du tissu urbain
  • toit plat de type toit-terrasse
  • chaque ensemble comprend au minimum 500 à 1 000 logements.

Par ailleurs, au tour de ces immeubles, nous y retrouvons généralement des parcs de stationnement, des espaces verts, des terrains de sport.

A Toulouse, côté architecture, ce n’est qu’à partir des années 60-70, que nous assistons à la naissance des premières constructions de logements collectifs. Nous pouvons prendre exemple sur l’émergence de quartiers nouveaux comme comme le Mirail, les Mazades ou Seysses.

architecture toulouse mirail

architecture toulouse mazades

architecture toulouse seysses

 

 

 Voici un exemple du dessin d’une tour des années 1960 afin de comprendre l’architecture à Toulouse à cette période

architecture toulouse 1960

 

Dans les années 1960 et 1970, nous assistons également à la construction d’immeubles de standing. Nous pouvons les reconnaître à leurs façades en pierre, parfois couvertes de marbre, et leurs balcons filants équipés de plaques d’acrylique fumées (type Altuglas).

De plus, vers le début des années 1970, nous notons la disparition progressive des grands ensembles. Dorénavant, nous ne comptons pas plus de 80 logements par immeubles.

Voici une comparaison entre des immeubles des années 60 et 70 afin d’illustrer ce changement.

       

           

 

Par ailleurs, l’isolation phonique s’améliore mais, pour ce qui est de l’isolation thermique, il faudra encore patienter…

 

 

L’ARCHITECTURE DES ANNÉES DE TRANSITION (1976-1990)

Suite aux chocs pétroliers de 1973 et 1977, une prise de conscience se fait sentir. En effet, l’efficacité énergétique des constructions devient une préoccupation. Par ailleurs, l’architecture devient moins monotone : le recours aux courbes et obliques permet de créer des façades originales.

Nous assistons à une revisite de certains styles architecturaux emblématiques (Modernisme, Néo-Haussmannien, ou encore Néo-classique), auxquels on ajoute des touches d’originalité : ouvertures de formes et dimensions différentes, utilisation de couleurs vives, façades ondulées…

Au cours des années 80, les réglementations se multiplient et l’isolation phonique devient une préoccupation systématique. L’isolation thermique est convenable, mais il est difficile de l’augmenter car les matériaux utilisés supportent souvent mal des sur isolations par l’extérieur.

Des immeubles moins hauts et plus travaillés voient le jour. La recherche de rythme prend corps dans la façade avec terrasses et couleurs, le béton uniforme se fait rare, la courbe et le style refont leur apparition dans un ensemble qui se veut très fonctionnel mais original.

Au début XXIème siècle, nous assistons à un gros bouleversement… Promis, nous vous détaillerons tout cela très prochainement dans la dernière partie de notre cours spécial architecture toulousaine !

 

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